Elle m'appelle quelques jours après sa deuxième séance. Sa voix est légère. Elle me dit combien elle est heureuse d'avoir retrouvé confiance en elle — et dans sa capacité à dormir. Puis, avant de raccrocher, elle ajoute une phrase qui reste :
« Mon papa refuse de consulter. Il ne veut plus qu'on lui pose des questions sur son passé. »Une croyance. Solide, bien ancrée, transmise de génération en génération. L'hypnose comme une sorte d'interrogatoire de l'âme, où l'on serait contraint de déterrer ce qu'on a mis du temps à enfouir. Cette image-là, je la rencontre souvent. Et elle laisse des gens qui auraient pu aller mieux — sur le pas de la porte, sans jamais entrer.
Une croyance collective, pas une réalité universelle
Oui, certains thérapeutes travaillent en fouillant le passé. C'est leur approche, leur méthode, leur responsabilité. Je la respecte. Mais l'hypnose n'est pas une technique unique avec un mode d'emploi figé. C'est un espace. Et chaque praticien y entre avec ses outils, sa sensibilité, sa façon d'être. À mon cabinet jlhypnose, à Mandelieu-la-Napoule, je ne fonctionne pas comme ça. Je ne creuse pas. Je n'interroge pas. Je n'ai pas besoin d'entendre votre histoire pour vous aider à avancer.Je ne parle pas beaucoup. J'écoute.
Au cabinet, les mots apparaissent s'ils en ont envie. Pas d'obligation. Pas de divan où l'on vous demande de tout déballer. Juste un moment pour vous — un espace où vous n'avez rien à prouver, rien à expliquer, rien à justifier. Mon rôle n'est pas d'entendre. Mon rôle est d'écouter, voir, ressentir, et laisser faire. Reformuler ce qui mérite de l'être. Adapter. Suivre le chemin que vous tracez, pas celui que j'aurais imaginé pour vous.Les mots ne sont pas obligatoires. Le silence, parfois, dit bien plus.
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